Entraîneur de sports de combat (entraîneur sportif)

1°. Définition de l’activité

L’entraîneur de sports de combat est un professionnel qui assure l’enseignement, l’entraînement, le perfectionnement et la formation dans l’une des disciplines pour laquelle il est diplômé : la boxe, la boxe thaï-muay thaï, la canne de combat et le bâton, le full contact-boxe américaine et disciplines associées (semi-contact, light contact, no contact, first contact, énergie full, full-defense, musical forms, super fight et boxe américaine, etc. ), le kick-boxing, la lutte et disciplines associées (sambo, grappling, lutte bretonne, etc.) et la savate boxe française.

Il accompagne aussi bien des débutants que des publics pratiquant la compétition. Il veille à leur sécurité ainsi qu’à celle des tiers.

Pour en savoir plus : article 2 des arrêtés portant création des différentes mentions relatives aux sports de combat du diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialité « perfectionnement sportif » à savoir :

  • arrêté du 29 juin 2009 pour la mention « boxe » ;
  • arrêté du 12 juillet 2007 pour les mentions « boxe thaï-muay thaï » et « full contact »;
  • arrêté du 1er juillet 2008 pour les mentions « canne de combat et bâton » et « savate boxe française » ;
  • arrêté du 27 décembre 2007 pour la mention « kick-boxing » ;
  • arrêté du 18 mai 2010 pour la mention « lutte et disciplines associées ».

2°. Qualifications professionnelles

a. Exigences nationales

Législation nationale

L’activité d’entraîneur est soumise à l’application de l’article L. 212-1 du code du sport qui exige l’obtention de certifications spécifiques parmi lesquelles figure le diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DEJEPS).

En qualité d’enseignant du sport, l’entraîneur sportif doit être titulaire d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification :

Les diplômes étrangers peuvent être admis en équivalence aux diplômes français par le ministre chargé des sports, après avis de la commission de reconnaissance des qualifications placée auprès du ministre.

Pour aller plus loin : articles L. 212-1 et R. 212-84 du code du sport.

Formation

Le DEJEPS perfectionnement sportif, quelle que soit la mention considérée (« boxe », « kick-boxing », « lutte et disciplines associées », etc.), est classé niveau III, c’est-à-dire niveau bac +2.

Le DEJEPS est préparé par la voie de la formation initiale, de la formation continue ou de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site officiel de la VAE.

Conditions d’accès à la formation menant à l’obtention du DEJEPS mention « boxe » :

  • remplir la fiche d’inscription normalisée avec une photo d’identité ;
  • être majeur ;
  • être titulaire de l’unité d’enseignement « prévention et secours civiques de niveau 1 » (PSC1) ;
  • réussir les épreuves d’accès à la formation ;
  • communiquer un certificat médical de non contre-indication à l’enseignement et à la pratique de la boxe, datant de moins de trois mois ;
  • répondre aux exigences pédagogiques requises : être capable d’évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline ainsi que les risques potentiels pour le pratiquant, maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d’incident ou d’accident et être capable de mettre en œuvre une situation d’apprentissage en opposition. Ces exigences préalables sont vérifiées lors de la mise en place d’une situation d’apprentissage en opposition de 30 minutes, suivie d’un entretien de 20 minutes ;
  • produire une attestation justifiant d’une expérience d’initiation de groupe en boxe, délivrée par le responsable légal de la ou des structure(s) dans laquelle ou lesquelles le candidat a acquis cette expérience ;
  • produire l’attestation, délivrée par le directeur technique national de la boxe, de réussite à un test technique de niveau « gant de bronze ». Ce test, organisé par la Fédération française de boxe, vise à attester de la maîtrise technique et tactique de la boxe par le candidat.

Certains organismes de formation peuvent exiger la communication d’autres documents lors de l’inscription (une attestation de recensement par exemple). Pour plus d’informations, il est conseillé de se rapprocher de l’organisme de formation considéré.

Sous certaines conditions, il est possible d’obtenir des dispenses pour certaines épreuves. Pour plus d’informations, il est conseillé de se référer aux articles 4, 6 et suivants de l’arrêté du 29 juin 2009 précité.

Conditions d’accès à la formation menant à l’obtention du DEJEPS mention « boxe thaï-muay thaï » :

  • remplir la fiche d’inscription normalisée avec une photo d’identité ;
  • être majeur ;
  • attester d’une formation aux premiers secours (type PSC1, AFPS) ;
  • réussir les épreuves d’accès à la formation ;
  • communiquer un certificat médical de non contre-indication à l’enseignement et à la pratique de la boxe thaï-muay thaï, datant de moins de trois mois ;
  • répondre aux exigences pédagogiques requises : être capable d’évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline ainsi que les risques potentiels pour le pratiquant, maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d’incident ou d’accident et être capable de mettre en œuvre une séance d’initiation en boxe thaï-muay thaï en sécurité. Ces exigences préalables sont vérifiées lors de la mise en place d’une séance d’initiation en boxe thaï-muay thaï de 30 minutes, suivie d’un entretien de 20 minutes, qui donnent lieu à la remise d’une attestation de réussite remise par le directeur technique national des sports de contact ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national des sports de contact, de réussite à un test technique comprenant une démonstration en situation d’opposition en trois séances de 2 minutes en boxe thaï-muay thaï ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national des sports de contact, d’expérience d’encadrement en boxe thaï-muay thaï et disciplines assimilées d’une durée de 300 heures au cours des trois dernières années.

Certains organismes de formation peuvent exiger la communication d’autres documents lors de l’inscription (une attestation de recensement par exemple). Pour plus d’informations, il est conseillé de se rapprocher de l’organisme de formation considéré.

Sous certaines conditions, il est possible d’obtenir des dispenses pour certaines épreuves. Pour plus d’informations, il est conseillé de se référer aux articles 4, 6 et suivants de l’arrêté du 12 juillet 2007 précité.

Conditions d’accès à la formation menant à l’obtention du DEJEPS mention « canne de combat et bâton » :

  • remplir la fiche d’inscription normalisée avec une photo d’identité ;
  • être majeur ;
  • attester d’une formation aux premiers secours (type PSC1, AFPS) ;
  • réussir les épreuves d’accès à la formation ;
  • communiquer un certificat médical de non contre-indication à l’enseignement et à la pratique de la canne de combat ou du baton, datant de moins de trois mois ;
  • répondre aux exigences pédagogiques requises : être capable d’évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline et d’anticiper les risques potentiels pour le pratiquant, maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d’incident ou d’accident et être capable de mettre en œuvre une séance d’opposition. Ces exigences préalables sont vérifiées lors de la mise en place d’une séance d’opposition, suivie d’un entretien qui donne lieu à la remise d’une attestation de réussite par le directeur technique national de la savate, boxe française et disciplines associées ;
  • produire une attestation d’expérience d’animation de groupe délivrée par le responsable légal de la ou des structure(s) dans laquelle ou lesquelles le candidat a exercé ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national de la savate, boxe française et disciplines associées, de réussite à un test mettant en évidence une maîtrise technique minimale dans la discipline « canne de combat et bâton ».

Certaines pièces complémentaires pourront vous être demandées (copie de la carte nationale d’identité, attestation de participation à la journée d’appel à la défense, attestation de responsabilité civile, etc.). Pour plus de renseignements, il est conseillé de se renseigner auprès du centre de formation considéré.

Sous certaines conditions, il est possible d’obtenir des dispenses pour certaines épreuves. Pour plus d’informations, il est conseillé de se référer aux articles 4, 6 et suivants de l’arrêté du 1er juillet 2008 précité.

Conditions d’accès à la formation menant à l’obtention du DEJEPS mention « full contact-boxe américaine » :

  • remplir la fiche d’inscription normalisée avec une photo d’identité ;
  • être majeur ;
  • attester d’une formation aux premiers secours (type PSC1, AFPS) ;
  • réussir les épreuves d’accès à la formation ;
  • communiquer un certificat médical de non contre-indication à l’enseignement et à la pratique de la discipline, datant de moins de trois mois ;
  • répondre aux exigences pédagogiques requises : être capable d’évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline et d’anticiper les risques potentiels pour le pratiquant, maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d’incident ou d’accident et être capable de mettre en œuvre une séance d’initiation en full contact-boxe américaine de 30 minutes, suivie d’un entretien de 20 minutes. Une fois vérifiées, le directeur technique national des sports de contact délivre une attestation de réussite aux exigences préalables ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national des sports de contact, de réussite à un test technique consistant en une démonstration en situation d’opposition en trois séances de 2 minutes en full contact-boxe américaine ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national des sports de contact, d’une expérience en full contact-boxe américaine d’une durée de 300 heures au cours des trois dernières années.

Certains organismes de formation peuvent exiger la communication d’autres documents lors de l’inscription (une attestation de recensement par exemple). Pour plus d’informations, il est conseillé de se rapprocher de l’organisme de formation considéré.

Sous certaines conditions, il est possible d’obtenir des dispenses pour certaines épreuves. Pour plus d’informations, il est conseillé de se référer aux articles 4, 6 et suivants de l’arrêté du 12 juillet 2007 précité.

Conditions d’accès à la formation menant à l’obtention du DEJEPS mention « kick-boxing » :

  • remplir la fiche d’inscription normalisée avec une photo d’identité ;
  • être majeur ;
  • attester d’une formation aux premiers secours (type PSC1, AFPS) ;
  • réussir les épreuves d’accès à la formation ;
  • communiquer un certificat médical de non contre-indication à l’enseignement et à la pratique du kick-boxing, datant de moins de trois mois ;
  • répondre aux exigences pédagogiques préalables : être capable d’évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline et d’anticiper les risques potentiels pour le pratiquant, maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d’incident ou d’accident et être capable de mettre en œuvre une séance d’initiation en kick-boxing en sécurité. Ces exigences préalables sont vérifiées lors de la mise en place d’une séance d’initiation en kick-boxing de 30 minutes, suivie d’un entretien de 20 minutes. Une fois vérifiées, ces exigences préalables font l’objet d’une attestation délivrée par le directeur technique national des sports de contact ;
  • produire l’attestation, délivrée par le directeur technique national des sports de contact, de réussite à un test technique consistant en une démonstration en situation d’opposition en trois séances de 2 minutes en kick-boxing ;
  • produire l’attestation, délivrée par le directeur technique national des sports de contact, d’expérience d’encadrement en kick-boxing d’une durée de 300 heures au cours des trois dernières années.

Certains organismes de formation peuvent exiger la communication d’autres documents lors de l’inscription (une attestation de recensement par exemple). Pour plus d’informations, il est conseillé de se rapprocher de l’organisme de formation considéré.

Sous certaines conditions, il est possible d’obtenir des dispenses pour certaines épreuves. Pour plus d’informations, il est conseillé de se référer aux articles 4, 6 et suivants de l’arrêté du 27 décembre 2007 précité.

Conditions d’accès à la formation menant à l’obtention du DEJEPS mention « lutte et disciplines associées » :

  • remplir la fiche d’inscription normalisée avec une photo d’identité ;
  • être majeur ;
  • attester d’une formation aux premiers secours (type PSC1, AFPS) ;
  • réussir les épreuves d’accès à la formation ;
  • communiquer un certificat médical de non contre-indication à l’enseignement et à la pratique de la discipline en cause, datant de moins de trois mois ;
  • répondre aux exigences pédagogiques requises : être capable d’évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline et d’anticiper les risques potentiels pour le pratiquant, maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d’incident ou d’accident et être capable de mettre en œuvre une séance de perfectionnement technique et tactique en lutte ou dans une discipline associée. Ces exigences préalables sont vérifiées lors de la mise en place d’une séance de perfectionnement technique et tactique pendant 30 minutes, suivie d’un entretien de 20 minutes ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national de la lutte, de réussite à un test pédagogique d’une durée de 30 minutes comprenant l’encadrement d’une séance d’initiation en lutte ou dans l’une des disciplines associées, au choix du candidat ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national de la lutte, de réussite à un test de vérification des gestes techniques en lutte ou dans une discipline associée, au choix du candidat, consistant en des démonstrations techniques d’un niveau suivant :
  • maîtrise bleue en lutte olympique ;
  • sixième rang en lutte bretonne (gouren) ;
  • ceinture bleue en sambo ;
  • grade bleu en grappling.

Certains organismes de formation peuvent exiger la communication d’autres documents lors de l’inscription (une attestation de recensement par exemple). Pour plus d’informations, il est conseillé de se rapprocher de l’organisme de formation considéré.

Sous certaines conditions, il est possible d’obtenir des dispenses pour certaines épreuves. Pour plus d’informations, il est conseillé de se référer aux articles 4, 6 et suivants de l’arrêté du 18 mai 2010 précité.

Conditions d’accès à la formation menant à l’obtention du DEJEPS mention « savate boxe française » :

  • remplir la fiche d’inscription normalisée avec une photo d’identité ;
  • être majeur ;
  • attester d’une formation aux premiers secours (type PSC1, AFPS) ;
  • réussir les épreuves d’accès à la formation ;
  • communiquer un certificat médical de non contre-indication à l’enseignement et à la pratique de la savate boxe française, datant de moins de trois mois ;
  • répondre aux exigences pédagogiques requises : être capable d’évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline et d’anticiper les risques potentiels pour le pratiquant, maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d’incident ou d’accident et être capable de mettre en œuvre une situation d’opposition. Ces exigences préalables sont vérifiées lors de la mise en place d’une situation d’opposition, suivie d’un entretien. La réussite à cette épreuve donne lieu à la délivrance d’une attestation par le directeur technique national de la savate française et disciplines associées ;
  • produire une attestation, délivrée par le directeur technique national de la savate française et disciplines associées, de réussite à un test technique de savate boxe française attestant de la maîtrise gestuelle et des techniques de la discipline ;
  • produire une attestation délivrée par le responsable légal de la ou des structures dans lesquelles le candidat a acquis une expérience d’animation de groupe.

Certains organismes de formation peuvent exiger la communication d’autres documents lors de l’inscription (une attestation de recensement par exemple). Pour plus d’informations, il est conseillé de se rapprocher de l’organisme de formation considéré.

Sous certaines conditions, il est possible d’obtenir des dispenses pour certaines épreuves. Pour plus d’informations, il est conseillé de se référer aux articles 4, 6 et suivants de l’arrêté du 1er juillet 2008 précité.

Bon à savoir : les personnes titulaires du diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DESJEPS) spécialité performance sportive peuvent également exercer en qualité d’entraîneur sportif. Ce diplôme d’État de niveau II est délivré par le directeur régional de la jeunesse et des sports. Pour exercer dans le domaine des sports de combat, l’entraîneur optera pour l’une des mentions suivantes du DESJEPS : « boxe », « boxe thaï-muay thaï », « full contact-boxe américaine », « kick-boxing», « lutte et disciplines associées » ou « savate boxe française ». Plus d’informations sur les conditions d’admission et sur la formation menant à l’obtention de ce diplôme.

Pour aller plus loin : articles D. 212-35 et suivants du code du sport, arrêté du 20 novembre 2006 portant organisation du diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialité « perfectionnement sportif » délivré par le ministère chargé de la jeunesse et des sports et l’ensemble des arrêtés précités portant création des différentes mentions relatives aux arts martiaux.

Coûts associés à la qualification

La formation au DEJEPS perfectionnement sportif, quelle que soit la mention choisie, est payante (coût variable selon les mentions). Pour plus de précisions](%5bhttp://foromes.calendrier.sports.gouv.fr/#/formation), il est conseillé de se rapprocher de l’organisme de formation considéré.

b. Ressortissants UE : en vue d’un exercice temporaire et occasionnel (Libre Prestation de Services)

Les ressortissants de l’Union européenne (UE) ou de l’Espace économique européen (EEE) légalement établis dans un de ces États peuvent exercer la même activité en France de manière temporaire et occasionnelle à la condition d’avoir adressé au préfet de département du lieu d’exécution de la prestation une déclaration préalable d’activité.

Si l’activité ou la formation y conduisant n’est pas réglementée dans l’État membre d’origine ou l’État du lieu d’établissement, le ressortissant doit également justifier y avoir exercé cette activité pendant au moins l’équivalent de deux années à temps complet au cours des dix dernières années précédant la prestation.

Les ressortissants européens désireux d’exercer en France de manière temporaire ou occasionnelle doivent posséder les connaissances linguistiques nécessaires à l’exercice de l’activité en France, en particulier afin de garantir la sécurité des activités physiques et sportives et sa capacité à alerter les secours.

Pour aller plus loin : articles L. 212-7 et R. 212-92 à R. 212-94 du code du sport.

c. Ressortissants UE : en vue d’un exercice permanent (Libre Établissement)

Le ressortissant d’un État de l’UE ou de l’EEE peut s’établir en France pour y exercer de façon permanente, s’il remplit l’une des quatre conditions suivantes :

→ Si l’État membre d’origine réglemente l’accès ou l’exercice de l’activité:

  • être titulaire d’une attestation de compétences ou d’un titre de formation délivré par l’autorité compétente d’un État de l’UE ou de l’EEE qui atteste d’un niveau de qualification au moins équivalent au niveau immédiatement inférieur à celui requis en France ;
  • être titulaire d’un titre acquis dans un État tiers et admis en équivalence dans un État de l’UE ou de l’EEE et justifier avoir exercé cette activité pendant au moins deux ans à temps complet dans cet État.

→ Si l’État membre d’origine ne réglemente ni l’accès, ni l’exercice de l’activité :

  • justifier avoir exercé l’activité dans un État de l’UE ou de l’EEE, à temps complet pendant deux ans au moins au cours des dix dernières années, ou, en cas d’exercice à temps partiel, justifier d’une activité d’une durée équivalente et être titulaire d’une attestation de compétences ou d’un titre de formation délivré par l’autorité compétente d’un de ces États, qui atteste d’une préparation à l’exercice de l’activité, ainsi qu’un niveau de qualification au moins équivalent au niveau immédiatement inférieur à celui requis en France ;
  • être titulaire d’un titre attestant d’un niveau de qualification au moins équivalent au niveau immédiatement inférieur à celui requis en France, délivré par l’autorité compétente d’un État de l’UE ou de l’EEE et sanctionnant une formation réglementée visant spécifiquement l’exercice de tout ou partie des activités mentionnées à l’article L. 212-1 du code du sport et consistant en un cycle d’études complété, le cas échéant, par une formation professionnelle, un stage ou une pratique professionnelle.

Si le ressortissant remplit l’une des quatre conditions précitées, l’obligation de qualification requise pour exercer est réputée satisfaite.

Néanmoins, si les qualifications professionnelles du ressortissant présentent une différence substantielle avec les qualifications requises en France qui ne permettrait pas de garantir la sécurité des pratiquants et des tiers, il peut être amené à se soumettre à une épreuve d’aptitude ou accomplir un stage d’adaptation (cf. infra « Bon à savoir : mesures de compensation »).

Le ressortissant doit posséder la connaissance de la langue française nécessaire à l’exercice de son activité en France, en particulier afin de garantir la sécurité des activités physiques et sportives et sa capacité à alerter les secours.

Pour aller plus loin : articles L. 212-7 et R. 212-88 à R. 212-90 du code du sport.

3°. Conditions d’honorabilité

Il est interdit d’exercer en tant qu’entraîneur de sports de combat en France pour les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation pour tout crime ou pour l’un des délits suivants :

  • torture et actes de barbarie ;
  • agressions sexuelles ;
  • trafic de stupéfiants ;
  • mise en danger d’autrui ;
  • proxénétisme et infractions qui en résultent ;
  • mise en péril des mineurs ;
  • usage illicite de substance ou plante classées comme stupéfiants ou provocation à l’usage illicite de stupéfiants ;
  • infractions prévues aux articles L. 235-25 à L. 235-28 du code du sport ;
  • à titre de peine complémentaire à une infraction en matière fiscale : condamnation à une interdiction temporaire d’exercer, directement ou par personne interposée, pour son compte ou le compte d’autrui, toute profession industrielle, commerciale ou libérale (article 1750 du code général des impôts).

De plus, nul ne peut enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive auprès de mineurs, s’il a fait l’objet d’une mesure administrative d’interdiction de participer, à quelque titre que ce soit, à la direction et à l’encadrement d’institutions et d’organismes soumis aux dispositions législatives ou réglementaires relatives à la protection des mineurs accueillis en centre de vacances et de loisirs, ainsi que de groupements de jeunesse, ou s’il a fait l’objet d’une mesure administrative de suspension de ces mêmes fonctions.

Pour aller plus loin : article L. 212-9 du code du sport.

4°. Obligation de déclaration (en vue de l’obtention de la carte professionnelle d’éducateur sportif)

Toute personne souhaitant exercer l’une des professions régies par l’article L. 212-1 du code du sport, doit déclarer son activité au préfet du département du lieu où elle compte exercer à titre principal. Cette déclaration déclenche l’obtention d’une carte professionnelle.

La déclaration doit être renouvelée tous les cinq ans.

Autorité compétente : la déclaration doit être adressée à la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) ou direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) du département d’exercice ou du principal exercice, ou directement en ligne sur le site officiel.

Délais : dans le mois suivant le dépôt du dossier de déclaration, la préfecture envoie un accusé de réception au déclarant. La carte professionnelle, valable cinq ans, est ensuite adressée au déclarant.

Pièces justificatives :

  • formulaire de déclaration CERFA 12699*02 ;
  • une copie d’une pièce d’identité en cours de validité ;
  • une photo d’identité ;
  • une déclaration sur l’honneur attestant de l’exactitude des informations figurant dans le formulaire ;
  • une copie de chacun des diplômes, titres, certificats invoqués ;
  • une copie de l’autorisation d’exercice, ou, le cas échéant, de l’équivalence de diplôme ;
  • un certificat médical de non contre-indication à la pratique et à l’encadrement des activités physiques ou sportives concernées, datant de moins d’un an.

En cas de renouvellement de déclaration, il faut joindre :

  • le formulaire CERFA 12699*02 ;
  • une photo d’identité ;
  • une copie de l’attestation de révision en cours de validité pour les qualifications soumises à l’obligation de recyclage ;
  • un certificat médical de non contre-indication à la pratique et à l’encadrement des activités physiques ou sportives concernées, datant de moins d’un an.

De plus, dans tous les cas, la préfecture demandera elle-même la communication d’un extrait de moins de trois mois du casier judiciaire du déclarant pour vérifier l’absence d’incapacité ou d’interdiction d’exercer.

Coût : gratuit.

Pour aller plus loin : articles L. 212-11, R. 212-85 et A. 212-176 à A. 212-178 du code du sport.

5°. Démarche et formalités de reconnaissance de qualifications

a. Effectuer une déclaration préalable d’activité pour les ressortissants de l’UE exerçant une activité temporaire et occasionnelle (LPS)

Les ressortissants de l’UE ou de l’EEE légalement établis dans l’un de ces États et souhaitant exercer en France de manière temporaire ou occasionnelle doivent effectuer une déclaration préalable d’activité, avant la première prestation de services.

Si le prestataire souhaite effectuer une nouvelle prestation en France, cette déclaration préalable doit être renouvelée.

Afin d’éviter des dommages graves pour la sécurité des bénéficiaires, le préfet peut, lors de la première prestation, procéder à une vérification préalable des qualifications professionnelles du prestataire.

Autorité compétente : la déclaration préalable d’activité doit être adressée à la direction départementale en charge de la cohésion sociale (DDCS) ou à la direction départementale en charge de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) du département où le déclarant veut effectuer sa prestation.

Délais: dans le mois suivant la réception du dossier de déclaration, le préfet notifie au prestataire :

  • soit une demande d’informations complémentaires (dans ce cas, le préfet dispose de deux mois pour donner sa réponse) ;
  • soit un récépissé de déclaration de prestation de services s’il ne procède pas à la vérification des qualifications. Dans ce cas, la prestation de services peut débuter ;
  • soit qu’il procède à la vérification des qualifications. Dans ce cas, le préfet délivre ensuite au prestataire un récépissé lui permettant de débuter sa prestation ou, si la vérification des qualifications fait apparaître des différences substantielles avec les qualifications professionnelles requises en France, le préfet soumet le prestataire à une épreuve d’aptitude (cf. infra « Bon à savoir : mesures de compensation »).

Dans tous les cas, en l’absence de réponse dans les délais précités, le prestataire est réputé exercer légalement son activité en France.

Pièces justificatives : le dossier de déclaration préalable d’activité doit contenir :

  • un exemplaire du formulaire de déclaration dont le modèle est fourni à l’annexe II-12-3 du code du sport ;
  • une photo d’identité ;
  • une copie d’une pièce d’identité ;
  • une copie de l’attestation de compétences ou du titre de formation ;
  • une copie des documents attestant que le déclarant est légalement établi dans l’État membre d’établissement et qu’il n’encourt aucune interdiction, même temporaire, d’exercer (traduits en français par un traducteur agréé) ;
  • dans le cas où ni l’activité, ni la formation, conduisant à cette activité n’est réglementée dans l’État membre d’établissement, une copie de toutes pièces justifiant que le déclarant a exercé cette activité dans cet État pendant au moins l’équivalent de deux ans à temps complet au cours des dix dernières années (traduites en français par un traducteur agréé) ;
  • l’un des trois documents au choix (à défaut, un entretien sera organisé) :

• une copie d’une attestation de qualification délivrée à l’issue d’une formation en français,

• une copie d’une attestation de niveau en français délivré par une institution spécialisée,

• une copie d’un document attestant d’une expérience professionnelle acquise en France.

Coût : gratuit.

Voies de recours : tout recours contentieux doit être exercé dans les deux mois de la notification de la décision auprès du tribunal administratif compétent.

Pour aller plus loin : articles R. 212-92 et suivants, A. 212-182-2 et suivants et annexe II-12-3 du code du sport.

b. Effectuer une déclaration préalable d’activité pour les ressortissants de l’UE en vue d’un exercice permanent (LE)

Tout ressortissant de l’UE ou de l’EEE qualifié pour y exercer tout ou partie des activités mentionnées à l’article L. 212-1 du code du sport, et souhaitant s’établir en France, doit en faire préalablement la déclaration au préfet du département dans lequel il compte exercer à titre principal.

Cette déclaration permet au déclarant d’obtenir une carte professionnelle et ainsi d’exercer en toute légalité en France dans les mêmes conditions que les ressortissants français.

La déclaration doit être renouvelée tous les cinq ans.

En cas de différence substantielle avec la qualification requise en France, le préfet peut saisir, pour avis, la commission de reconnaissance des qualifications placée auprès du ministre chargé des sports. Il peut aussi décider de soumettre le ressortissant à une épreuve d’aptitude ou à un stage d’adaptation (cf. infra : « Bon à savoir : mesures de compensation »).

Autorité compétente : la déclaration doit être adressée à la direction départementale en charge de la cohésion sociale (DDCS) ou à la direction départementale en charge de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP).

Délais : la décision du préfet de délivrer la carte professionnelle intervient dans un délai de trois mois à compter de la présentation du dossier complet par le déclarant. Ce délai peut être prorogé d’un mois sur décision motivée. Si le préfet décide de ne pas délivrer la carte professionnelle ou de soumettre le déclarant à une mesure de compensation (épreuve d’aptitude ou stage), sa décision doit être motivée.

Pièces justificatives pour la première déclaration d’activité : le dossier de déclaration d’activité doit contenir :

  • un exemplaire du formulaire de déclaration dont le modèle est fourni à l’annexe II-12-2-a du code du sport ;
  • une photo d’identité ;
  • une copie d’une pièce d’identité en cours de validité ;
  • un certificat médical de non contre-indication à la pratique et à l’encadrement des activités physiques ou sportives, datant de moins d’un an (traduit par un traducteur agréé) ;
  • une copie de l’attestation de compétences ou du titre de formation, accompagnée de documents décrivant le cursus de formation (programme, volume horaire, nature et durée des stages effectués), traduit en français par un traducteur agréé ;
  • le cas échéant, une copie de toutes pièces justifiant de l’expérience professionnelle (traduites en français par un traducteur agréé) ;
  • si le titre de formation a été obtenu dans un État tiers, les copies des pièces attestant que ce titre a été admis en équivalence dans un État de l’UE ou de l’EEE qui réglemente l’activité ;
  • l’un des trois documents au choix (à défaut, un entretien sera organisé) :

• une copie d’une attestation de qualification délivrée à l’issue d’une formation en français,

• une copie d’une attestation de niveau en français délivré par une institution spécialisée,

• une copie d’un document attestant d’une expérience professionnelle acquise en France,

  • les documents attestant que le déclarant n’a pas fait l’objet, dans l’État membre d’origine, d’une des condamnations ou mesures mentionnées aux articles L. 212-9 et L. 212-13 du code du sport (traduits en français par un traducteur agréé).

Pièces justificatives pour un renouvellement de déclaration d’activité : le dossier de renouvellement de déclaration d’activité doit contenir :

  • un exemplaire du formulaire de renouvellement de déclaration dont le modèle est fourni à l’annexe II-12-2-b du code du sport ;
  • une photo d’identité ;
  • un certificat médical de non contre-indication à la pratique et à l’encadrement des activités physiques ou sportives, datant de moins d’un an.

Coût : gratuit.

Voies de recours : tout recours contentieux doit être exercé dans les deux mois de la notification de la décision auprès du tribunal administratif compétent.

Pour aller plus loin : articles R. 212-88 à R. 212-91, A. 212-182 et les annexes II-12-2-a et II-12-b du code du sport.

Bon à savoir : mesures de compensation

S’il existe une différence substantielle entre la qualification du requérant et celle requise en France pour exercer la même activité, le préfet saisit la commission de reconnaissance des qualifications, placée auprès du ministre chargé des sports. Cette commission, après examen et instruction du dossier, émet, dans le mois de sa saisine, un avis qu’elle adresse au préfet.

Dans son avis, la commission peut :

  • estimer qu’il existe effectivement une différence substantielle entre la qualification du déclarant et celle requise en France. Dans ce cas, la commission propose de soumettre le déclarant à une épreuve d’aptitude ou un stage d’adaptation. Elle définit la nature et les modalités précises de ces mesures de compensation (nature des épreuves, modalités de leur organisation et de leur évaluation, période d’organisation, contenu et durée du stage, types de structures pouvant accueillir le stagiaire, etc.) ;
  • estimer qu’il n’y a pas de différence substantielle entre la qualification du déclarant et celle requise en France.

À réception de l’avis de la commission, le préfet notifie sa décision motivée au déclarant (il n’est pas obligé de suivre l’avis de la commission) :

  • s’il exige qu’une mesure de compensation soit effectuée, le déclarant dispose d’un délai d’un mois pour choisir entre la ou les épreuve(s) d’aptitude et le stage d’adaptation. Le préfet délivre ensuite une carte professionnelle au déclarant qui a satisfait aux mesures de compensation. En revanche, si le stage ou l’épreuve d’aptitude ne sont pas satisfaisants, le préfet notifie sa décision motivée de refus de délivrance de la carte professionnelle à l’intéressé ;
  • s’il n’exige pas de mesure de compensation, le préfet délivre une carte professionnelle à l’intéressé.

Pour aller plus loin : articles R. 212-84 et D. 212-84-1 du code du sport.

c. Voies de recours

Centre d’assistance français

Le Centre ENIC-NARIC est le centre français d’informations sur la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes.

SOLVIT

SOLVIT est un service fourni par l’Administration nationale de chaque État membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’EEE. Son objectif est de trouver une solution à un différend opposant un ressortissant de l’UE à l’Administration d’un autre de ces États. SOLVIT intervient notamment en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles.

Conditions : l’intéressé ne peut recourir à SOLVIT que s’il établit :

  • que l’Administration publique d’un État de l’UE n’a pas respecté les droits que la législation européenne lui confère en tant que citoyen ou entreprise d’un autre État de l’UE ;
  • et qu’il n’a pas déjà initié d’action judiciaire (le recours administratif n’est pas considéré comme tel).

Procédure : le ressortissant doit remplir un formulaire de plainte en ligne.

Une fois son dossier transmis, SOLVIT le contacte dans un délai d’une semaine pour demander, si besoin, des informations supplémentaires et pour vérifier que le problème relève bien de sa compétence.

Pièces justificatives : pour saisir SOLVIT, le ressortissant doit communiquer :

  • ses coordonnées complètes ;
  • la description détaillée de son problème ;
  • l’ensemble des éléments de preuve du dossier (par exemple, la correspondance et les décisions reçues de l’autorité administrative concernée).

Délai: SOLVIT s’engage à trouver une solution dans un délai de dix semaines à compter du jour de la prise en charge du dossier par le centre SOLVIT du pays dans lequel est survenu le problème.

Coût : gratuit.

Issue de la procédure : à l’issue du délai de dix semaines, le SOLVIT présente une solution :

  • si cette solution règle le différend portant sur l’application du droit européen, la solution est acceptée et le dossier est clos ;
  • s’il n’y a pas de solution, le dossier est clos comme non résolu et renvoyé vers la Commission européenne.

Informations supplémentaires : SOLVIT en France : Secrétariat général des affaires européennes, 68 rue de Bellechasse, 75700 Paris, site officiel).

Mis à jour le 23/03/2017